♫Point de Vue Maï-Anna.
Je me réveillais assez tôt dans la matinée et me rendait à la cuisine pour prendre mon petit déjeuné. Je devais avoir une de ces têtes ainsi qu'une de ces allures ! Mais c'est le réveil, on m'excuse. Enfin bref, en arrivant je distingue plusieurs voix dont une qui m'est familière. Jacob. Toute paniquée, je me précipite dans la chambre et, en jurant, je prenais des vêtements propres.
_ T'en fais un de ces bordels toi !
Murmura April, sortant peu à peu de son sommeil._ Y a Jacob en bas ! Je peux pas me présenter comme ça devant lui !
_ Pourquoi pas ?
_ Allo ! Ici la Terre ! Je suis débroussaillée ! T'as pas remarqué ?
_ Non.
Répondit April en baillant bruyamment. _ Mouais, en même temps c'est normal. Avec un ½il fermé, l'autre à moitié ouvert, on ne doit pas voir grand-chose.
_ Gnéé ?
_ Rendors-toi !
Je la poussé de façon à ce quelle soit de nouveau allongée dans son lit, puis, me précipitée dans la salle de bain faire ma toilette. Un petit quart d'heure après, je ressortais totalement propre et réveillée. Je me rendais à la cuisine et y trouvait ...
_ Ah ! Maï-Anna, je te présente Alice ma belle-s½ur, Alice, voici ma cousine Maï.
Alice s'approcha de moi et me serra dans ses bras. Je me libérais de son étreinte et la salua poliment.
_ Tu sens aussi bon que t'as cousine dis-moi !
S'exclama Alice d'un seul coup._ Euh ... Merci.
Dis-je, un peu confuse._ Ah ! Au fait, tu as loupé Jacob Maï. Mais il a dit qu'il repasserait pour te voir.
_ Ah oui ? Mais, pourquoi tient-il autant à me voir ?
_ Parce que ce clebs est amoureux de toi.
Déclara une voix derrière mon dos.Je me retournais en sursautant et apercevais une jeune femme, très belle, blonde.
_ Ah, Maï, voici mon autre belle-s½ur, Rosalie. Rosalie, voici Maï-Anna, ma cousine.
_ Enchantée.
Répondit la blonde sans m'adresser un regard._ Eh, qui t'as permis de m'insulter de clebs toi ?
Jacob venait d'entrer dans la cuisine, sans que je m'en aperçoive.
_ Han ! Pitié, pas toi. Passe à la maison un de ces quatre, j'ai gardé ta gamelle avec le "Fido" d'inscrit dessus.
_ Tais-toi la blonde, tu m'emmerdes à la fin.
_ Non mais tu t'es regardé sal clébard ?! Vas donc fouiller les poubelles plus loin !
_ Jacob ! Rosalie ! Arrêtez un peu !
S'écria Bella._ Désolé Bella mais ta copine blonde m'empêche de vivre tranquillement ma vie. Je peux t'emprunter Maï ?
_ Bien sur.
Approuvait Bella.Je n'avais même pas eu le temps de petit-déjeuner que Jacob m'emmenait dehors. Il me tirait jusque dans la forêt, sans me parler, sans même me lâcher. J'essayais en vain de me desserrer de son étreinte. Il était bien plus fort que moi, il n'y avait aucun doute là-dessus.
_ Lâche-moi, tu me fais mal !
Fini-je par crier.Il s'arrêta, regarda sa main serrant mon poignet en me relâcha en s'excusant.
_ Pourquoi tu m'as entrainé jusqu'ici ?
Demandais-je, en l'observant attentivement. _ Eh bien ...
_ Quand Rosalie a dit que tu étais amoureux de moi, c'était pas sérieux tout de même.
_ Bah ...
_ Mais on ne se connaît pas, tu ne peux pas m'aimer juste en m'ayant aperçue une fois !
_ Si. Je ne suis pas un garçon tout à fait normal pour tout t'avouer. Je ... je suis un loup-garou.
Je commençais à rire, croyant à une blague, mais cela ne le faisait pas rire. Je l'observais un peu plus à chaque fois et, dans son regard, je voyais qu'il y avait quelque chose d'étrange. Je reculais doucement puis, me retournant brusquement, je me mis à courir pour retourner à la maison. Jacob était resté dans la forêt, tout penaud.
_ Maï ? Ca va ?
Me demanda Bella en me voyant débouler comme une furie dans la cuisine.Je reprenais mon souffle petit à petit et lui avouait ce que Jacob venait de me dire. Elle resta interdite, me regardant comme si j'avais été folle.
_ Maï, les loups-garous n'existent pas.
Ria-t-elle, nerveusement. C'est toi qui as dû entendre ça, Jacob n'est pas fou.
_ Ah c'est la meilleure celle-là ! Maintenant j'entendrais des voix me disant n'importe quoi ?! Mais vous êtes tous fous ici ma parole ! Dès demain je rentre chez moi, à moins que je ne parte tout de suite !
Je partais en claquant la porte.
Dès le lendemain, je demandais à mon père pour rentrer à la maison. Il ne put me résister, et, après avoir remercié Charlie, nous partîmes.
_ Bella m'a dit que tu lui avais dit que Jacob t'avais dit que c'était un loup-garou. T'es devenue complètement folle ma fille.
Se mit à rire mon père._ J'avoue que ce n'est pas très sensé venant de toi, Maï. T'as dû rêver.
_ O.K. Merci ! Vive la solidarité !
_ Maï-Anna, je te jure que c'est la vérité ! Je suis un loup-garou ! S'écria-t-il en me sautant dessus.
Je ne pouvais le croire. Un loup énorme se tenait devant moi. Jacob avait disparu. Je me mis à courir, à perdre haleine, n'ayant plus de souffle. Je m'effondrais sur le sol froid et la dernière chose que je perçu, ce fut une gueule emplie de crocs saillants.
_ Jacob ! M'écriais-je, me réveillant en sursaut.
J'étais en sueur, je tremblais. Un rayon de soleil passait au travers de mes volets. Je me levais et allais les ouvrir. Dehors, aucun bruit. Pas un seul coup de vent, pas d'oiseaux chantonnant. Tout cela était très anormal. Je descendais au salon, cherchant mon père. En vain. Je découvris un mot de celui-ci sur la table de la cuisine.
« J'ai eu un contre temps. On a besoin de moi au boulot, je rentrerai dès que possible. Bisoux »En voilà une bonne ! Besoin de mon père pendant ses seules vacances ?!
___Je montais dans ma chambre et refermais ma fenêtre. Quelque chose retint mon attention. Sans aucune brise, quelques fougères s'étaient mises à remuer. Je regardais plus attentivement et me mis à hurler. Je refermais ma fenêtre d'un seul coup, tirais mes rideaux et fermais ma porte de chambre à double tours. Je m'accroupis dans un coin et, m'emparant de mon portable, commença à composer le numéro d'April. Je tombais sur sa messagerie. Elle ne pouvait me fournir d'aide. Un bruit de pas dans les escaliers me fit sursauter. Quelqu'un était chez moi.
_ Maï-Anna ? C'est Jacob. Ouvre s'il te plait.
Je sursautais. Lui ?
_ Non ! Et d'abord que fais –tu chez moi ?! Et qui t'as donné mon adresse ?!
_ Je devais te parler. C'est Bella qui m'a dit où tu habitais.
_ Je ne t'ouvrirais pas !
_ Maï-Anna, s'il te plait ... Je voulais m'excuser.
_ Pourquoi ? Parce que t'es un voyeur qui rentre chez les gens comme ça ?!
_ Un voyeur ? Mais de quoi tu parles ?
_ Je suis sure que c'étais toi qui se cachait dans les buissons !
_ Euh ... je viens d'arriver en moto. J'ai entendu crier et je suis rentré puisque la porte était grande ouverte.
J'ouvrais ma porte et, les larmes aux yeux, je me jetais à son cou.
Point de vue de JacobJe ne savais pas quoi faire. La serrer dans mes bras ou rester gêné ?
_ Pourquoi pleures-tu ?
Lui demandais-je en optant pour la solution câlin, qui ne me déplaisait pas.
_ Il y a quelque chose ou quelqu'un dehors et j'ai peur ! Et je suis désolée de t'avoir soupçonnée ! Je m'en veux. Et puis, ils ont peut-être raison après tout, je dois devenir folle.
_ Mais bien sur que non, tu n'es pas folle ...
_ Si ! J'ai imaginé que tu me disais que tu étais un loup-garou !
Elle était toujours dans mes bras, pleurant à chaudes larmes. Elle semblait tellement perdue que je n'ai pas osé lui avouait que ce n'était pas son imagination mais que c'était réel.
_ Tu dis qu'il y avait quelqu'un dehors ?
_ Oui ... enfin je crois. Je n'en suis plus très sure.
_Viens, on va voir si tu veux.
Elle essuyait ses larmes et acquiesçait. Nous sortîmes, elle me serrant le bras, restant en arrière, moi avançant tête baissée. Elle ne me lâcha pas une seule fois et quand nous eûmes tout fouillé, elle me lâcha seulement.
_J'ai dû rêver ... .
Murmura-t-elle en baissant la tête._ Peut être qu'il s'est enfoui entre temps.
Dis-je pour la rassurer. _ Surement ... Tu veux bien rester avec moi ?
_ Eh bien ... à ce que je sais, je n'ai rien à faire aujourd'hui.
_ Merci, je me sentirais plus rassurée ...
Nous retournâmes chez elle et elle me fit découvrir son petit univers. Je connus sa vie presque dans les moindres détails. J'étais très honoré qu'elle me fasse ainsi confiance.
___J'appris que sa mère était décédée après une maladie quand Maï-Anna eu deux ans. Depuis, c'est son père qui n'avait cessé de l'élevé. A l'école, elle n'avait pas vraiment été acceptée sauf par April qui était elle aussi une exclue. Elles se connaissaient depuis cinq années et ne s'étaient jamais séparées. Maï-Anna était une très grande fan de tout ce qui est surnaturel et cela m'étonna. Comment peut-elle croire au surnaturel sans pour autant croire que les loups-garous existent ?
___Je me mis à lui raconter ma vie. Elle apprit que mon père, Billy, était en fauteuil, que je n'avais connue ma mère et que j'aimais tout ce qui était mécanique, comme bon nombre de garçons.
_ T'es sérieux ? Tu fais de la muscu ?!
S'étonna-t-elle._ Oui, mais juste un peu. Je prends peut être ... un à deux kilos de muscles par mois ... ou peut être plus.
_ Wow. Tu dois être vachement sculpté ! Enfin ... je veux dire que tu dois avoir une sacrée paire d'abdos !
Je rigolais devant son air embarrassé et surpris. Elle était vraiment belle. Ses yeux émeraude m'hypnotisaient ainsi que ses fines lèvres roses.
___Son père l'appela lui disant qu'il ne rentrerait pas avant demain ou après-demain. Elle m'invita à rester en sa compagnie, ce que j'acceptais sans aucun problèmes.